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 Ce fut trop tard...

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Ombre
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Date d'inscription : 19/05/2009

MessageSujet: Ce fut trop tard...   Ven 22 Mai - 22:17


Je grelotte ! Mais j’aime cela…
J’aime sentir le froid pénétrer avec délicatesse toutes les parcelles de mon corps nuitamment… j’aime sentir mes longs cheveux s’agiter avec légèreté sur mon coups et mes épaules.
Je contemple le ciel et ces étoiles depuis un moment… mais étrange fait ! Cette contemplation me semble être une éternité… mieux encore, est la sensation que le temps se soit figé, arrêté… suspendu à mon souffle, aux lents battements de mon cœur.
Il ne m’est pas nécessaire de clore mes yeux pour voir son visage, je le vois déjà.
Même si cela fait trois ans que je ne l’ai pas vu… il m’est aisé de percevoir chacun de ses traits que ma mémoire s’est amusé à flétrir au dessus de mes pupilles… jadis !
Bien qu’il fasse bon et frais, je n’arrive point à respirer, à tenir debout. J’ai besoin de le voir à nouveau… j’ai besoin de remonter le temps afin de le retrouver et de jouir de sa présence dans ma vie… comment respirai-je avec une pareille amertume de remords m’assaillant ?? Comment vivrai-je avec le fantôme du regret me hantant, le regret d’avoir renoncé à ce que j’eus de plus précieux dans ma vie ?? Comment ?
Et me voilà parcourant ses escaliers dont chaque marche me rappelle un doux propos de sa part. Je franchis le seuil de sa porte, un sourire larmoyant, et me tiens rigide devant lui. Ma bouche n’ose émettre plus aucun son, je suis hypnotisée par son regard comme au bon vieux temps mais je suis ici pour réparer mes erreurs, je me suis tue assez longtemps.
« Tu m’as manqué ! » Commençai-je.
« Chaque jour… chaque minute, je ressens ton absence et… Oh mon Dieu ! Je sais que je t’ai dit que je n’étais pas prête mais ce fut puéril de ma part et surtout lâche ! Que voulais-je fuir après tout ? Ce que je n’arriverai jamais à fuir ? Ce que je porte d’aussi intense et d’aussi fort ??
Tu m’as dit un jour que c’était trop tard, que je faisais partie de toi… Dis-moi, je t’en prie qu’il n’est pas trop tard, que je fais toujours partie de toi, car, toi, tu as habité mon âme le premier jour ou j’ai croisé ton regard et ne l’as guère quitté depuis.
Je t’aime ! Avec tout ce que ce mot porte de passion et d’émoi… même si je ne te l’ai jamais dit, je t’aime. Je t’ai dans mon cœur et tu m’obsèdes tout autant que je t’obsédais il y a trois ans.
Voilà, je t’aime avec tout mon être et toute ma force.
Je ne t’ai jamais oublié même quand je m’efforçais à le faire… Je t’aime et éternellement !
J’étais là, tremblante comme une feuille, larmoyante comme une enfant… mais surtout amoureuse comme personne devant l’être qui a changé le cour de ma vie.
Il prit ma main dans la sienne et je sentis la mienne s’apaiser, soudainement.
Je respire à nouveau !
On se fixa des yeux et cette connivence dura longuement. Je pouvais demeurer jusqu’à la fin des temps et n’en ressentir de harassement.
Son regard me pénètre profondément, me parle tacitement et me frôle violemment… Je ne baisserai pas les yeux pour tout l’or du monde.
Je pris sa main et caressa avec ma joue glacée puis fis ce que j’aurais du faire il y a bien longtemps ; posai mes lèvres sur les siennes et l’embrassai avec fougue et passion mais surtout avec AMOUR !
La rosée de l’aurore me réveilla brusquement. Je dois m’être encore assoupie sur l’un des bancs du parc où nous allâmes, toi et moi, à l’époque ou l’on était fous l’un de l’autre.
Jamais mon rêve ne parut aussi intense, aussi vrai et aussi pénétrant que lors de cette nuit. Je me levai passablement, songeant aux tortures que m’imposent ces rêves quotidiens, je soupire et quitte le parc, les pieds et le cœur alourdis.
Devrais-je le chercher réellement ?
Devrais-je faire tourner ce rêve en réalité ?
Serait-ce du courage ou de la démence ?
Peu m’importe ! Aujourd’hui, je décide de libérer mon âme de ce fardeau qu’est son amour empoisonnant et vais en finir avec ces rêves, ces tortures, ces remords et cette absence.
Oui ! Je vais le retrouver et lui faire part de tout ce que j’ai sur le cœur, de tout ce que je retiens en moi…
Je frappai à sa porte et attendis. Mon cœur battait si fort… j’avais entendu des pas, ceux là devaient être les siens sans doute. La porte s’ouvrit et je vis une ravissante jeune femme portant un bébé, enfin, une fillette d’un ou deux ans qui, lorsque je lui demandai où était l’homme que je cherchais, me répondit :
- J’en suis navrée mais mon mari n’est pas là… voulez-vous que je lui transmette un message ? Qui lui dirai-je est venue le chercher ?
- Une vieille amie… une simple vieille amie ! Dis-je avant de m’en aller… à jamais… pour toujours !
Je venais d’avoir ma réponse…
Il était trop tard, je ne faisais plus partie de lui… Il était trop tard…
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Huslium
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MessageSujet: Re: Ce fut trop tard...   Dim 24 Mai - 13:22

Regrets. La morale de ta nouvelle a le mérite d'être claire.

Merci d'avoir partagé ce texte avec nous.


Mes amitiés
Huslium
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Ce fut trop tard...
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